décembre 15, 2009

Les revenus en baisse


C’est dans toute la presse depuis hier soir et ce matin, les revenus agricoles ont baissé. On parle de -30 à -50%. Qui pourrait imaginer perdre autant de ses revenus ?

Après -20% l’an passé, -34% en moyenne cette année, qui dit mieux ? Ou plutôt, qui dit pire ?

C’est ainsi que le grand public peut comprendre une réalité sombre à laquelle il faut retrouver des voies d’espoir. Le plan de soutien d’urgence n’est qu’une bouffée d’oxygène qui ne compense pas ces pertes. Il existe des solutions et la FNSEA se bat pour qu’elles soient réalisées. Parmi elles : une PAC plus souple, plus réactive, plus efficace, régulatrice des marchés ; des filières mieux structurées qui sauront construire un prix rémunérateur pour les agriculteurs et sécurisant pour les consommateurs, une maitrise indispensable des charges, notamment sociales et environnementales.

En attendant que les choses avancent, que les responsables politiques se rappellent que l’agriculture est un bien précieux et stratégique et qu’enfin des actions soient entreprises pour donner des perspectives, les interviews s’enchainent à la télévision et dans les journaux : une famille qui travaille dans l’arboriculture se voit dégager deux SMIC à la fin du mois pour payer 3 personnes. Un autre, jeune céréalier, dégage un résultat négatif et a déjà « un autre métier en dehors de la ferme ».

Vous pouvez témoigner ici en nous laissant vos commentaires.
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décembre 10, 2009

Promouvoir et défendre les Signes de Qualité

A côté de sa marque commerciale, un produit peut bénéficier d'un signe de qualité ou d'origine, qui atteste :

  • de sa qualité supérieure en répondant à un cahier des charges spécifique:


  • de son mode de production traditionnel :


  • de sa production sous le respect des règles de l’Agriculture Biologique :
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La FNSEA travaille pour promouvoir ces signes de qualité.

Elle se mobilise pour relayer les informations aux agriculteurs, les aider dans leur installation et faire partager les initiatives sur le terrain.Pour cela, elle travaille en relation étroite avec l’ensemble des partenaires en charge de ses dossiers : Ministère de l’agriculture, Institut national de l’origine et de la qualité, Qualité et Origine, Organisme de contrôle et de certification, etc….

Elle milite également pour que l’étiquetage de l’origine des produits agricoles puisse être fait sur tous les produits et plus uniquement, par obligation, sur les fruits, les légumes et la viande bovine. En effet, cette pratique est interdite sur toutes les autres matières sous prétexte qu’elle provoque une distorsion de concurrence.




Et vous, qu’en pensez-vous ? Souhaiteriez-vous savoir d’où viennent les produits que vous achetez ?Etes-vous attaché à des produits sous signes de qualité, les favorisez-vous ? Pourquoi ?
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décembre 08, 2009

La contractualisation - pour que les agriculteurs soient des partenaires incontournables.

Beaucoup d’entre vous parle de la contractualisation comme d’un réel danger pour les agriculteurs et vous dénoncez le fait que la FNSEA le défend alors que pour vous c’est une hérésie. Ce billet a pour objet de vous expliquer pourquoi la FNSEA a choisi de défendre cette solution et pourquoi elle le fait pour les agriculteurs et non pour des obscures histoires de connivence avec la grande distribution ou la transformation… pure intox !

Voici donc une petite explication de Xavier Beulin, premier vice-président de la FNSEA.

Face à la dérégulation de la politique agricole, il est temps de regrouper les producteurs dans une organisation économique à même de s’affirmer comme un partenaire incontournable. Ce n’est qu’ainsi que l’on pourra mettre en place de nouveaux outils de gestion des marchés et que pourra se développer une contractualisation réelle entre des interlocuteurs qui se respectent, leur destin étant intimement lié. Sinon que se passera-t-il ? Face à des marchés puissants et des distributeurs archi-concentrés, les producteurs n’auront aucun poids et les organismes collecteurs guère plus. Le libéralisme basé sur la soumission des uns par rapport aux autres sera de mise, avec comme porte de sortie la révolte désespérée de ceux qui ne peuvent plus rien gagner car ils ont déjà tout perdu.

Cette grève du lait, symbole de la crise profonde que traversent tous nos secteurs de production, et pourtant basée sur le refus de la contractualisation, synonyme pour ses détracteurs, d’intégration. Soyons clair : confondre intégration et contractualisation, c’est faire l’aveu que l’un des acteurs est le maillon faible de la chaîne de la valorisation du produit, c'est-à-dire qu’il n’est pas à même de « peser » sur les discussions. C’est donc bien la question du poids des producteurs qui est aujourd’hui clairement posée et non celle de la contractualisation.

Il faut être lucide et être conscient qu’il est impossible de revenir à une politique de prix administrés. Il faut donc construire une politique à partir du réel et chacun doit bien se rendre compte que sans contractualisation, c’est la loi du la jungle qui s’applique et que les perdants sont le plus souvent les producteurs. Le sujet est donc bien l’organisation des filières par et pour les producteurs.
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décembre 03, 2009

Le foncier agricole, porteur de biodiversité

La consommation excessive de foncier agricole est une réalité. Et elle s’accélère toujours plus : 54 000 ha par an artificialisés entre 1982 et 1992, 60 000 ha par an entre 1992 et 2000, et plus de 74 000 ha par an aujourd'hui. Pour la FNSEA il n’est plus possible de puiser sans limite dans le réservoir du foncier, d’autant qu’il joue un rôle majeur dans la préservation de la biodiversité végétale et animale. C’est sur ce thème que le deuxième colloque foncier de la FNSEA s’est tenu mercredi 25 novembre.

Cette journée de réflexion a d’abord été l’occasion de dresser un premier bilan des actions suite aux travaux du colloque précédent, et notamment la signature d'une déclaration d’intentions "Agir pour protéger le foncier agricole", fruit d'une réflexion partagée entre la FNSEA, l’Assemblée des Départements de France (ADF), l’Association des Maires Ruraux de France (AMRF), l’Association des Maires des Grandes Villes de France (AMGVF), l’Association des Maires de France (AMF) et la Fédération des Maires des Villes Moyennes (FMVM). Cette déclaration définit les bases du partenariat entre les collectivités et le réseau de la FNSEA et met en place un cadre de coopération entre ses signataires pour mieux protéger le foncier agricole face à l'artificialisation.C’est ainsi que la FNSEA avait affiché son but de diviser par deux la consommation annuelle globale d’espaces agricoles et naturels en France d’ici à 2015.

La FNSEA a par ailleurs insisté sur ses propositions en matière de protection du foncier agricole :

  • la définition d’un zonage pérenne de référence,

  • la mise en place d’une commission départementale de déclassement à compétence décisionnelle.

Elle appelle également à la réalisation des documents d’urbanisme à un niveau supracommunal, une utilisation optimale des zones urbanisées et à urbaniser et la création d’observatoires du foncier par les SAFER.

Le thème de cette deuxième journée, "le foncier agricole, porteur de biodiversité", avait pour objectif de démontrer aux politiques l’urgence de prendre des positions fortes pour lutter contre cette artificialisation des terres qui est, par ailleurs, un des engagements du Grenelle de l’environnement. La richesse des débats a permis de rappeler que l’agriculture est garante de biodiversité par le fait même de son activité. Les actions des agriculteurs en faveur de la biodiversité sont nombreuses et doivent être valorisées sans pour autant figer le développement des exploitations agricoles. Le représentant de France Nature Environnement (FNE), présent à l’occasion d’une table ronde, a partagé l’idée que l’agriculture tient un rôle majeur dans la préservation de la biodiversité. C'est pourquoi ils soutiennent les propositions de la FNSEA en matière de protection du foncier. Leur présence à notre colloque a montré que le dialogue est possible et que c’est en discutant ensemble, en écoutant les besoins de chacun et en recherchant les solutions de conciliation, que nous pourrons avancer.


Faites nous partagez votre avis et vos expériences sur la question du foncier.




Les intervenants de la journée : Jean-Michel Lemetayer, Président de la FNSEA, Dominique Barrau, Secrétaire Général de la FNSEA, Maire-Laurence Madignier, Sous-directrice de l’environnement et de la ruralité au Ministère de l’Alimentation, de l’Agriculture et de la Pêche, Danièle Orliac, Directrice adjointe du CAUE des Pyrénées-Orientales, Chantal Jouanno, Secrétaire d’Etat à l’Ecologie, Anna Barnett, Expert de la Commission Européenne, Rémy Willmann, membre de la Commission Structures et Territoires de la FNSEA, Véronique Sarthou, Ingénieur consultant, bureau d’études SYRPHYS Agro-Environnement, Jean-Luc Guilhot, Président de la communauté de communes du canton d’Aurignac, Thierry Merret, élu de la FNSEA en charge de la Trame verte et bleue et enfin, Serge Urbano, Vice Président de France Nature Environnement.

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novembre 27, 2009

L’APLI ne respecte rien ni personne !

Hier, au moment où Henri Brichart, Président de la FNPLait, tenait un Conseil National à Paris, des militants de l’APLI se sont introduits sur son exploitation, ont commis des actes de menaces envers les personnes présentes et procédé à des dégradations. Cette action intervient après de nombreuses agressions dont sont victimes nos responsables syndicaux et leurs familles depuis plusieurs mois.

L’Apli, qui prône le dialogue, qui se positionne comme représentative des producteurs de lait et qui veut diffuser la bonne parole ne respecte finalement ni la démocratie, ni la tolérance. Quelle crédibilité peut-on donner à une association dont les membres s’attaquent aux biens, aux personnes, à la liberté d’expression et de réunion.

La FNSEA et JA apportent tout leur soutien à Henri Brichart ainsi qu’à sa famille et condamnent ces actes lâches et inacceptables ! Les paysans sont porteurs de valeurs humaines et solidaires à l’opposé de tels comportements. Les divergences d’opinion et les désaccords ne doivent en aucun cas mener à la violence. C’est de la défense de la démocratie dont il s’agit.
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novembre 24, 2009

La FNSEA alerte le gouvernement sur les BCAE

Déclaration de Dominique Barrau, secrétaire général de la FNSEA.


A l’occasion de la réunion du groupe de travail sur les Bonnes Conditions Agricoles et Environnementales (BCAE)*, dans le cadre du bilan de santé, la FNSEA tient à alerter une nouvelle fois sur l’urgence et la gravité de la situation née de ces nouvelles règles.

En ce qui concerne la BCAE Herbe :
A l’occasion du bilan de santé la FNSEA a soutenu le choix d’un rééquilibrage des soutiens et d’un appui particulier à certains secteurs d’activité dont l’élevage à l’herbe. Ce nouveau soutien doit contribuer à maintenir l’activité de production sur les surfaces en herbe.

Cependant, l’application de la BCAE Herbe a posé dès le départ des problèmes de faisabilité pratique que la FNSEA n’a pas cessé de critiquer. Nous ne voulons pas de mesures qui enferment les exploitations dans un carcan administratif déconnecté des réalités agronomiques et économiques des exploitations.

Le ministre a apporté des premières réponses en septembre dernier mais le cadre général reste inapplicable en l’état.
  • Les chiffres récemment publiés démontrent la stabilité des surfaces nationales en prairies et confortent la FNSEA dans sa position : il est possible et nécessaire d’introduire davantage de pragmatisme et de souplesse dans la BCAE herbe. C’est pourquoi nous demandons
    L’alignement de la gestion des prairies permanentes sur la gestion des prairies temporaires de plus de 5 ans ; elles doivent pouvoir être retournées si elles font l’objet d’une réimplantation d’une surface équivalente.

  • La concrétisation de la tolérance proposée par le Ministre sur la surface réimplantée, sous réserve d’un équilibre au niveau départemental.
En qui concerne la BCAE « Particularités topographiques »
Les agriculteurs, déjà touchés par une crise sans précédent ne peuvent, de surcroît, subir inexorablement les distorsions de concurrence que leur imposent les seules règlementations françaises. C’est inacceptable ! C’est pourquoi la FNSEA demande que soit réduite à 3% la surface maximale obligatoire consacrée aux particularités topographiques en 2012 (au lieu du 5% prévu).
Pour ces deux nouvelles BCAE, et compte tenu des délais très tardifs de leur entrée en vigueur, nous demandons :
  • La suppression de la faute intentionnelle et la baisse du niveau des sanctions prévues ; les anomalies mineures faisant simplement l’objet d’un rappel à la réglementation.


Nos entreprises agricoles ont besoin de compétitivité pour s’inscrire dans une démarche économique viable et durable sur un marché européen, de plus en plus volatile et compétitif. Les agriculteurs français sont engagés dans la cause environnementale à de nombreux niveaux, mais ils ne peuvent pas être les seuls européens à subir autant de contraintes. Nous sommes sur un marché unique, nous devons jouer avec les mêmes règles du jeu !

Une pause dans ces contraintes environnementales françaises s’impose donc de toute urgence !!



*Les BCAE sont des contraintes définies par chaque Etat membre selon le cadre donné par l’Union Européenne. Elles visent à maintenir les sols dans de bonnes conditions agronomiques. Les BCAE sont un volet de la Conditionnalité des aides introduite dans la réforme de la PAC 2003.
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novembre 20, 2009

La FNSEA active sur les sujets de l’éducation en agriculture

La FNSEA travaille depuis longtemps sur les questions de la formation en agriculture.

Ses actions se déroulent sur plusieurs niveaux :
  • La FNSEA participe activement à la Commission Paritaire Consultative (CPC). Cette commission intervient notamment dans l’élaboration des diplômes de l’enseignement agricole. La FNSEA y apporte un regard professionnel pour adapter leur contenu à la réalité du terrain.

  • La FNSEA milite pour le maintien du rattachement de l’enseignement agricole au Ministère de l’Agriculture. En effet, elle souhaite conserver cette spécificité pour que l’enseignement agricole ne soit pas noyé dans le système de l’Education nationale mais également pour rester au plus près de la réalité du monde agricole.

  • Enfin la FNSEA agit pour la promotion des métiers de l’agriculture. Cette année, elle a élaboré une mallette professionnelle pour aider les agriculteurs et les salariés agricoles à intervenir dans tous les collèges. Ils interviennent ainsi auprès des jeunes pour expliquer les différents métiers de l’agriculture, leur réalité au quotidien et leur passion pour ce métier. C’est pourquoi la FNSEA est présente au salon de l’éducation.

Le salon européen de l’éducation - Paris – Porte de Versailles du 19 au 22 novembre 2009.
Entrée gratuite.
Zone Aventure des Métiers/ADM 32 – Stand : L’agriculture à fond


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novembre 17, 2009

C’est peut-être en moyenne moins cher chez Leclerc mais…

Michel Edouard-Leclerc a été condamné à payer une amende de 500 000 Euros pour « pratiques anticoncurrentielles », accompagnée d’une obligation à reverser plus de 23 millions d’Euros à 28 fournisseurs lésés.
Quand la FNSEA et ses adhérents dénoncent des abus de positions dominantes, quand ils demandent un observatoire sur les marges et quand ils se bâtent pour plus de transparence, ils ont raison.
Il faut que cela continue dans le bon sens, que la vérité sur les prix et les marges soit faite et que les agriculteurs ne soient plus la variable d’ajustement de distributeurs trop gourmands !
La FNSEA n’a pas à se satisfaire de telles condamnations mais espère que la crainte ce celles-ci change positivement les comportements.
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novembre 12, 2009

La FNSEA accompagne les agriculteurs dans la mise en place du plan d’urgence

Le Ministre de l’Agriculture vient d'annoncer la mise en place des premières mesures du plan d’urgence à destination des agriculteurs. Celles-ci concernent plus particulièrement les prêts de trésorerie et les prêts bonifiés de consolidation qui représentent une bouffée d’oxygène pour les exploitations en crise.
Afin de réagir le plus efficacement possible face aux situations difficiles des agriculteurs, les Fédérations Départementales de Syndicats d’Exploitants Agricoles mettent en place des cellules de veille et de conseil dans les départements. Elles accompagneront ainsi de façon adaptée les agriculteurs dans leurs démarches auprès des banques.
La FNSEA maintient que l’agriculture française a besoin de prix pour vivre et construire l’avenir. Sur le plan européen, elle continuera de demander une nouvelle régulation et de vrais outils pour lutter contre les distorsions de concurrence.
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novembre 04, 2009

Assignation par l'État de 9 enseignes de grande distribution

Par Dominique Barrau et Jean-Bernard Bayard, secrétaires généraux de la FNSEA

La grande distribution vient d’être prise en flagrant délit de pratiques abusives notamment pour reprises d’invendus et pénalités à la livraison.

Sans nos revendications constantes appuyées par l’action conjointe et parfois musclée de tout notre réseau, ni l’observatoire des prix et des marges, ni les brigades de contrôle et encore moins ce recours, inédit et historique par son ampleur, contre 9 enseignes n’auraient vu le jour. C’est une grande victoire syndicale et il faut s’en féliciter.

Nous avions raison d’alerter sur cette Loi de Modernisation de l’Economie qui a eu des effets pervers. Certaines pratiques commerciales de la grande distribution sont aujourd’hui, officiellement abusives, déloyales et illégales.

C’est avec cet objectif que la FNSEA et JA avaient participé aux discussions relatives à la loi de modernisation de l’économie votée en juillet 2008, loi qui renforce de toutes évidences la libéralisation des pratiques commerciales. Avec les organisations représentant les PME agroalimentaires et les JA, le réseau FNSEA s’était fortement mobilisé en signant une pétition qui dénonçait les dangers de la négociabilité des conditions générales de vente. Nous avions ainsi obtenu que le texte impose aux distributeurs d’indiquer, dans une convention écrite, les obligations auxquelles ils s’engagent en contrepartie de la négociation des tarifs.

La FNSEA et JA ont constamment plaidé et obtenu gain de cause, lors de la conférence « revenu » du 12 novembre 2008, pour la mise en oeuvre de l’observatoire des prix et des marges, puis avec la création de brigades de contrôle au mois de juin après nos grandes actions de blocage des plateformes GMS.

L’Etat reprend aujourd’hui, enfin, son rôle de gendarme que la FNSEA et JA lui demandaient d’endosser depuis longtemps déjà. Elle a en effet toujours défendu l’idée que les prix payés aux agriculteurs, déjà soumis à la forte volatilité des cours mondiaux, ne pouvaient, de surcroît, être la variable d’ajustement de la négociation commerciale entre la grande distribution et l’industrie agro-alimentaire.

Mais le combat ne s’arrête pas ici. La FNSEA doit désormais être vigilante quant à l’aboutissement de cette assignation en justice. Il faut que ces 9 grandes enseignes soient sanctionnées pour que justice soit rendue aux agriculteurs et aux consommateurs.
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