A l’approche des élections présidentielles, il convient de rappeler aux hommes et aux femmes politiques français mais aussi aux différents candidats que les retraités agricoles sont excédés de voir leur pouvoir d’achat diminuer face à des charges que ne cessent de croître.septembre 23, 2011
Retraites agricoles : la FNSEA lance une pétition !
A l’approche des élections présidentielles, il convient de rappeler aux hommes et aux femmes politiques français mais aussi aux différents candidats que les retraités agricoles sont excédés de voir leur pouvoir d’achat diminuer face à des charges que ne cessent de croître.septembre 07, 2011
Réforme de la dépendance : encore une fois reportée
Annoncée comme le dernier grand chantier du quinquennat, la réforme de la prise en charge des personnes âgées a, une nouvelle fois, été reportée par le Premier Ministre. Encore un report. Depuis 2007, le Gouvernement a successivement ouvert puis refermé ce dossier. Pourtant cette fois-ci, nous avions eu la faiblesse de croire que la réforme aboutirait. Les débats avaient été lancés par le Président de la République lui-même le 8 février dernier devant le Conseil Economique Social et Environnemental. Puis Roselyne Bachelot, Ministre des Solidarités et de Nous avons, à la FNSEA et avec notre section des anciens exploitants, largement participé à ces rendez-vous. Ceux-ci se voulaient préparatoires à un projet de loi qui devait être discuté au Parlement dès la fin de cet été.
Il n’en sera rien. C’est regrettable.
Regrettable car, comme les temps de réflexion l’ont démontré, le système de prise en charge des personnes âgées doit faire face à des défis importants qui nécessitent une réforme : le vieillissement de la population, le montant du reste à charge pour les familles, le nombre de places d’accueil, les situations des services d’aide à la personne, autant de questions qui méritent des réponses.
Regrettable car la population qui vit en milieu rural attend cette réforme. La dépendance ne se vit pas de la même façon en ville ou à
La réforme aurait également dû apporter une réponse aux associations d’aide à domicile qui n’ont plus les moyens d’assurer leurs prestations dans les lieux les plus reculés.
Regrettable enfin pour le monde agricole. Le coût de la prise en charge du vieillissement est aujourd’hui bien souvent insupportable pour les retraités agricoles dont la pension moyenne (pour une carrière complète) ne dépasse pas 680 € par mois ! Face à des coûts d’hébergement toujours plus élevés, ce sont les familles qui n’arrivent plus à suivre.
Une fois de plus la stratégie du « reculer pour mieux sauter » l’a emporté. Souhaitons qu’il s’agisse bien de prendre un nouvel élan et que nous n’assistions pas à l’enterrement de cette réforme si souvent annoncée.
Car les enjeux du débat nous renvoient directement au modèle de solidarités que nous entendons promouvoir face à un risque qui peut frapper chacun de nous. Ils nous renvoient à des questions d’équilibres territoriaux et de cohésion entre génération.
Parce que nous sommes, à la FNSEA, convaincus de l’urgence d’aborder ces sujets pour la consolidation de notre modèle social, nous continuerons à appeler de nos vœux une vraie réforme de la prise en charge des personnes âgées.
août 02, 2011
« Les mesures de solidarité mises en œuvre sont à la hauteur de la crise »
Quel premier bilan dressez-vous après trois mois de mobilisation pour aider les éleveurs touchés par la sécheresse ?Jérôme Despey : Alors que toutes les productions et toutes les régions sont impactées par la sécheresse qui a sévit durant le printemps, le réseau FNSEA et Jeunes Agriculteurs (JA) a su une nouvelle fois défendre la profession agricole en proposant et en mettant en œuvre des mesures de solidarité à la hauteur des enjeux de cette crise. Nous sommes entièrement mobilisés pour la mise en œuvre opérationnelle de ces actions envers les éleveurs, avec le souci de la plus grande efficacité possible.
Nous avons levé de nombreux obstacles et obtenu de précieux acquis tels que des mesures de trésorerie, des dérogations et la gratuité des péages autoroutiers pour le transport de fourrage, la mobilisation de la SNCF, l’utilisation des jachères, des dérogations aux mesures agro-environnementales (MAE) ou encore la possibilité de la reconnaissance de calamité agricole.
41 départements sont reconnus en calamité agricole à cause de la sécheresse depuis le 12 juillet. Et les pouvoirs publics sont favorables aux versements d’avances sur les indemnités prévisionnelles calamité. Nous continuons à tenter d’obtenir que les modalités de calcul des pertes subies en fourrage ne pénalisent pas les éleveurs disposant à la fois d’herbe et de maïs fourrage.
La FNSEA et les JA ont en outre demandé très récemment à Bruno Le Maire (ministre de l’Agriculture, ndlr) des dégrèvements d’office de Taxe foncière sur les propriétés non bâties pour l’ensemble des agriculteurs.
Enfin, nous avons obtenu le report des annuités 2011 des emprunts contractés par les exploitants dans le cadre du Plan de soutien exceptionnel à l’agriculture (PSEA) de 2009. Nous continuons à discuter avec le gouvernement pour obtenir un réaménagement structurel de ces prêts.
Cependant, que les agriculteurs en soient bien assurés : à la rentrée et à l’issue de la mise en œuvre de ces solutions de court terme, nous ferons les comptes.
Où en est-on de la contractualisation des volumes de paille entre céréaliers et éleveurs ?
Jérôme Despey : Dès le début de la mobilisation, le réseau FNSEA/JA a fixé des règles vertueuses pour la contractualisation de la paille entre départements offreurs et départements demandeurs, afin d’éviter toute spéculation sur ce marché. Aujourd’hui, nous pouvons affirmer que le marché de la paille s’est tenu et ce sont plus d’1 million de tonnes de paille qui ont déjà été contractualisées.
L’Association des Régions de France (ARF) a également demandé à tous les Conseils Régionaux d’activer leurs fonds de garantie dans le cadre des opérations collectives d’achat de paille par les départements demandeurs, en particulier pour se porter caution des engagements financiers consentis par les FDSEA. Nous appelons d’ailleurs les FDSEA, FRSEA et JA à contacter leur collectivité si cette mesure n’est pas encore opérationnelle dans leur région.
Comment s’organise aujourd’hui le transport routier et ferroviaire de la paille ?
Jérôme Despey : L’accord intervenu récemment entre SNCF Géodis et la FNSEA a permis d’identifier un nombre limité de liaisons prioritaires, appelées sillons, sur lesquelles sont affrétés des trains de paille pour les plus longues distances, en contrepartie de tarifs de transport à prix coûtant. Nous optons pour les sillons les plus rationnels, les moins coûteux et au bénéfice du maximum de départements demandeurs. Nous invitons d’ailleurs ces derniers à mutualiser au mieux les coûts de transport entre la route et le fer.Sur la route, la gratuité des péages est garantie sur présentation par le transporteur d’un certificat de gratuité, élaboré par la Chambre d’agriculture au niveau de chaque département et remis au transporteur par l’agriculteur ou ses représentants. Cet acquis important permet une répercussion financière directe sur la facture de transport que l’éleveur doit régler.
juillet 19, 2011
Le cyclisme et l’agriculture en tandem !

Un clin d’œil des agriculteurs aux téléspectateurs du Tour de France !
Les fédérations gagnantes se verront remettre un prix en mars 2012, sur le stand de
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Du 2 au 24 juillet 2011, suivez les réalisations des FDSEA qui sont dans la course :- voir les vélos dans les champs sur www.fnsea.fr.
juillet 01, 2011
Opération paille : une mobilisation sans faille !
A voir : des témoignages sur l'opération paille telle qu'elle s'organise dans les départements :
Opération Paille dans la Marne
Le film de mobilisation de la FDSEA de la Somme
Toutes les infos sur http://www.fnsea.fr/
juin 28, 2011
Les réactions au G20 agricole - L’accueil positif de Xavier Beulin
Xavier Beulin : J’ai accueilli cette déclaration très positivement. Et ce d’autant plus qu’il y avait beaucoup d’incertitudes dans les jours qui ont précédé sur la possibilité d’un accord. Je me réjouis également que la déclaration fasse écho aux débats que nous avons eus au G120 sur la nécessité de produire plus, de relancer les investissements et la recherche partout dans le monde, d’améliorer la transparence des marchés agricoles. A l’opposé de cette vision binaire des échanges qui peut prévaloir dans certains cercles, où une partie de monde, les pays développés, auraient vocation à nourrir l’autre partie. Enfin, et je m’en félicite, ce plan réfute toute idée de décroissance que l’on peut entendre par ailleurs.
Pourtant l’accord présente peu d’engagements contraignants …
XB : Il faut savoir que ce genre de forum réunit des Etats souverains et qu’il est difficile dans ce type d’enceinte de prendre des engagements concrets. Je retiens cependant la volonté des uns et des autres d’aller vers une nouvelle gouvernance pour répondre au défi de l’alimentation du monde. Ceci étant, les Etats se sont quand même engagés sur la transparence avec la création d’un système d’information sur les marchés agricoles (Amis) pour mieux connaître la production, la demande et les stocks. C’est un point fondamental. Je n’ignore pas, cependant, que la connaissance réelle des stocks sera difficile à atteindre.
Le G20 n’est pas allé non plus très loin sur la constitution de stocks d’urgence si ce n’est une étude de faisabilité, ni sur les marchés financiers dérivés…
XB : Sur les stocks je considérais, pour ma part, qu’il s’agissait là de l’aspect le plus difficile de la négociation. Beaucoup de pays ont du mal à rentrer dans cette logique. Il faut néanmoins poursuivre dans cette voie en mobilisant les institutions internationales, les grands pays exportateurs sur la manière dont ils pourraient mettre à la disposition des pays les plus démunis des réserves alimentaires, en cas de coup dur.
Quant aux marchés financiers dérivés, ils sont renvoyés au G20 des ministres des Finances. J’espère qu’ils feront preuve de responsabilité et qu’ils prendront en compte les recommandations des ministres de l’Agriculture et que le G20 des chefs d’Etat et de Gouvernement à la fin de l’année confirmera ces avancées.
juin 02, 2011
"Ensemble, nous pouvons beaucoup. Ensemble, nous pouvons surmonter cette épreuve"
"La sécheresse est là en France, et, sans fatalisme ni pessimisme, la désolation s'installe dans les campagnes. En effet, au moment où les rayons du soleil ravissent la restauration, l'habillement et le tourisme, l'agriculture souffre.mai 06, 2011
Situation climatique inquiétante sur l'ensemble du territoire
Alors que les pluies se font attendre, Dominique Barrau demande aux départements d’élevage de se rapprocher des départements céréaliers pour sécuriser l’approvisionnement en paille et éviter les surenchères spéculatives.
Les effets de la sécheresse commencent à se faire sentir. Quelle est la situation réelle sur le terrain ?Dominique Barrau : Je ne pense pas qu’on puisse parler encore de sécheresse, mais de situation climatique inquiétante sur l’ensemble du territoire dans les régions céréalières comme dans les zones d’élevage, à l’exception du Languedoc-Roussillon et du pourtour méditerranéen. A ce stade nous redoutons une grave sécheresse si la pluie n’arrive pas dans les jours qui viennent. A moins d’un renversement soudain de la situation, il faut s’attendre à une baisse significative des rendements aussi bien pour les cultures que pour les fourrages. Même l’arrivée de pluies régulières jusqu’en septembre ne corrigera pas l’intégralité des dégâts.
Que préconisez-vous pour soulager les agriculteurs et en particulier les éleveurs pour faire face à ce sinistre ?
DB : Effectivement les éleveurs sont dans une situation extrêmement délicate. Ils n’ont pas de stocks et leurs trésoreries sont exsangues. Aussi nous avons la volonté d’inciter les départements d’ores et déjà en déficit fourrager à se rapprocher des départements céréaliers pour contractualiser l’approvisionnement en paille, sur la prochaine récolte. La priorité est d’éviter la spéculation sur la paille, non pas celle des céréaliers mais celle des marchands de paille qui ne vont pas hésiter à « se faire du gras » sur le dos des éleveurs. Nous estimons que le prix de la paille devrait être payé à sa valeur agronomique au céréalier, c'est-à-dire entre 15 à 22 €/tonne, ce à quoi il faut ajouter le pressage, l’enlèvement et le transport. Ainsi les éleveurs seront sécurisés dans leur approvisionnement, sans redouter la surenchère des intermédiaires qui ne vont pas hésiter à faire entrer massivement des pailles d’Espagne à des prix excessifs.
Faut-il aller jusqu’à l’interdiction du broyage des pailles ?
DB : Nous n’en sommes pas encore là. Mais nous attendons des pouvoirs publics qu’ils se mobilisent auprès des autorités communautaires pour autoriser que les jachères puissent être fauchées. Du moins pour celles qui subsistent encore. Je compte surtout sur nos fédérations pour qu’elles soient partie prenante de cette opération de contractualisation de façon à ne pas laisser les agriculteurs seuls face à cette crise climatique qui s’annonce.
avril 07, 2011
Sondage Ifop/FNSEA* : 50% des exploitants agricoles prônent le dialogue avec les défenseurs de l’environnement.
*Cette étude a été réalisée auprès d'un échantillon de 1 506 exploitants agricoles, sélectionnés selon la méthode des quotas et interrogés par téléphone ou sur leur lieu de travail, du 9 au 16 mars 2011.mars 22, 2011
Oui à la contractualisation !
« La contractualisation prévue par la loi de modernisation agricole suscite beaucoup d'interrogations et de demande d'explications chez les agriculteurs. Il est de notre devoir de les accompagner et de leur apporter une information fiable en la matière », souligne Jean-Bernard Bayard, Secrétaire général adjoint de la FNSEA. « Chaque agriculteur doit avoir une réponse à sa question » ajoute le Secrétaire général adjoint. Pour garantir le succès d’une contractualisation conforme à ses attentes, la FNSEA a élaboré un ambitieux plan d’actions en six volets, notamment autour de la sensibilisation des agriculteurs, la mise en œuvre de formations et l’accompagnement individuel.
Produit, volume, prix et durée… La contractualisation doit permettre de formaliser la relation commerciale entre un producteur et son acheteur, mais aussi de faire face à la volatilité des prix agricoles dans un marché mondialisé et hyperconcurrentiel.
Contribuer à créer les conditions d’un rapport de négociation équilibré, voilà l’objectif de la FNSEA qui souhaite affirmer ou confirmer le rôle des interprofessions, renforcer le rôle des producteurs dans les filières et valoriser le métier d’agriculteur.