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juillet 01, 2011

Opération paille : une mobilisation sans faille !

100% du réseau FNSEA / Jeunes Agriculteurs est mobilisé bénévolement dans l’opération paille. Tous les départements sont en alerte et à l’heure actuelle, 650 000 tonnes de paille à ce jour ont été contractualisées, en plus des échanges intra-départementaux. L’acheminement est en cours dans de nombreux départements.

La mobilisation est un impératif absolu. Il s’agit de réduire les coûts de transport qui restent aujourd’hui trop élevés.

La FNSEA et Jeunes Agriculteurs appellent tous les transporteurs routiers, ferroviaires, fluviaux ainsi que les sociétés d’autoroutes, à prendre en compte les difficultés des éleveurs et à suivre l’effort collectif pour venir en aide à une profession qui souffre. C'est là un principe d’urgence !

A voir : des témoignages sur l'opération paille telle qu'elle s'organise dans les départements :

Opération Paille dans la Marne



Opération Paille dans la Manche



Opération Paille dans les Midi-Pyrénées




Opération Paille dans l'Oise



Le film de mobilisation de la FDSEA de la Somme



Toutes les infos sur http://www.fnsea.fr/
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juin 02, 2011

"Ensemble, nous pouvons beaucoup. Ensemble, nous pouvons surmonter cette épreuve"

Déclaration de Xavier Beulin sur la sécheresse



"La sécheresse est là en France, et, sans fatalisme ni pessimisme, la désolation s'installe dans les campagnes. En effet, au moment où les rayons du soleil ravissent la restauration, l'habillement et le tourisme, l'agriculture souffre.



A la FNSEA, nous avons engagé l'ensemble de notre réseau dans des opérations de solidarité visant à contractualiser de la paille de céréaliers à éleveurs. Ça marche mais ce n'est pas et ça ne sera pas suffisant.



Il faut faire plus, il faut faire mieux. Il s'agit de mobiliser l'ensemble des acteurs et avouons-le, toute initiative solidaire va dans le bon sens.



De déplacements sur le terrain en visites d'exploitations, nous voyons les plus durs d'entre nous baisser les bras et nous ne pouvons pas l'accepter ! Des départements ont choisi de faucher l'herbe autour des routes, c'est utile. Certains de nos concitoyens donnent le foin issu de leurs parcelles, mêmes petites, il faut les en remercier. La SNCF pourrait rouvrir ponctuellement des gares rurales pour le fret de paille. Eh bien allons-y ! Pourquoi pas une action solidaire aux péages d'autoroute pour le transport de paille... gratuit. Quid de l'armée et de ses équipements pour nous aider ? Tout cela peut aller dans le bon sens et donner de l'oxygène aux paysans même s'il faut, avant, tout reconstituer les trésoreries des exploitations. Sur ce dernier aspect, le Gouvernement, l'Union Européenne, les banques, les organismes sociaux et les assurances sont attendus.


Ensemble, nous pouvons beaucoup. Ensemble, nous pouvons surmonter cette épreuve. Il y a la volonté et les gestes qui sauvent au premier rang desquels celui de ne pas broyer la paille disponible pour la garder afin de maintenir les animaux en vie. C'est essentiel et vital ! L'unité paysanne n'est pas un vain mot. Face à la sécheresse, face au destin, face au défi alimentaire, l'heure n'est plus à tergiverser, l'agriculture doit redevenir une grande cause nationale. J'attends du Président de la République les mots et les actes qui peuvent donner cet espoir et montrer le réel besoin d'agriculture. Dépassons les intérêts et les égoïsmes, l'urgence doit séparer l'essentiel de l'accessoire".




Xavier Beulin - Président de la FNSEA
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mai 06, 2011

Situation climatique inquiétante sur l'ensemble du territoire


« Nous devons établir des contrats sur la paille »


Trois questions à Dominique Barrau, secrétaire général de la FNSEA sur la situation climatique.

Alors que les pluies se font attendre, Dominique Barrau demande aux départements d’élevage de se rapprocher des départements céréaliers pour sécuriser l’approvisionnement en paille et éviter les surenchères spéculatives.


Les effets de la sécheresse commencent à se faire sentir. Quelle est la situation réelle sur le terrain ?
Dominique Barrau : Je ne pense pas qu’on puisse parler encore de sécheresse, mais de situation climatique inquiétante sur l’ensemble du territoire dans les régions céréalières comme dans les zones d’élevage, à l’exception du Languedoc-Roussillon et du pourtour méditerranéen. A ce stade nous redoutons une grave sécheresse si la pluie n’arrive pas dans les jours qui viennent. A moins d’un renversement soudain de la situation, il faut s’attendre à une baisse significative des rendements aussi bien pour les cultures que pour les fourrages. Même l’arrivée de pluies régulières jusqu’en septembre ne corrigera pas l’intégralité des dégâts.

Que préconisez-vous pour soulager les agriculteurs et en particulier les éleveurs pour faire face à ce sinistre ?
DB : Effectivement les éleveurs sont dans une situation extrêmement délicate. Ils n’ont pas de stocks et leurs trésoreries sont exsangues. Aussi nous avons la volonté d’inciter les départements d’ores et déjà en déficit fourrager à se rapprocher des départements céréaliers pour contractualiser l’approvisionnement en paille, sur la prochaine récolte. La priorité est d’éviter la spéculation sur la paille, non pas celle des céréaliers mais celle des marchands de paille qui ne vont pas hésiter à « se faire du gras » sur le dos des éleveurs. Nous estimons que le prix de la paille devrait être payé à sa valeur agronomique au céréalier, c'est-à-dire entre 15 à 22 €/tonne, ce à quoi il faut ajouter le pressage, l’enlèvement et le transport. Ainsi les éleveurs seront sécurisés dans leur approvisionnement, sans redouter la surenchère des intermédiaires qui ne vont pas hésiter à faire entrer massivement des pailles d’Espagne à des prix excessifs.

Faut-il aller jusqu’à l’interdiction du broyage des pailles ?
DB : Nous n’en sommes pas encore là. Mais nous attendons des pouvoirs publics qu’ils se mobilisent auprès des autorités communautaires pour autoriser que les jachères puissent être fauchées. Du moins pour celles qui subsistent encore. Je compte surtout sur nos fédérations pour qu’elles soient partie prenante de cette opération de contractualisation de façon à ne pas laisser les agriculteurs seuls face à cette crise climatique qui s’annonce.
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