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juillet 09, 2010

PAC 2013 : la FNSEA en faveur d'une politique ambitieuse, efficiente et régulatrice

Au lendemain de son conseil d’administration décentralisé et à l’issue d’un débat approfondi avec ses adhérents, la FNSEA réaffirme sa volonté de voir définie une PAC post 2013 ambitieuse, efficiente et régulatrice dans ses outils de mise en œuvre.

Le syndicat estime que les 2 préalables suivants sont indispensables :
1. Une préférence communautaire (vidéo) qui valorise les normes européennes (sanitaires, sociales et environnementales) ;
2. Un budget de la PAC maintenu (vidéo) au moins à son niveau actuel pour garantir sécurité alimentaire, emploi et gestion de l’espace et des ressources naturelles.


Sous ces conditions, la FNSEA propose d’introduire de la souplesse, de la flexibilité et de l’efficacité au travers :
- de nouveaux outils de régulation face à des marchés volatils :
en renforçant le pouvoir de marché des agriculteurs (évolution indispensable du droit européen de la concurrence) et en utilisant une intervention flexible qui privilégie un système de régulation publique pour prévenir et gérer les crises ;
- de soutiens spécifiques limités et ciblés :
pour financer l’accompagnement des agriculteurs et de leurs productions (productions fragiles, outils de gestion de risques, soutiens à certains types d’exploitations ou de productions) ;
- d’un second pilier permettant aux pays membres de valoriser la dimension multifonctionnelle de leur agriculture et de favoriser le renouvellement des générations (maintien de la logique de cofinancement).

A l’issue de la consultation publique lancée en avril dernier, la Commission européenne devrait faire des propositions dès cet automne pour la PAC après 2013, non seulement en matière de politique agricole mais également de cadre financier pour les politiques européennes.

Pour en savoir plus :

Site de la FNSEA : http://www.fnsea.fr/sites/webfnsea/actu/comm/2010/juillet/deflight.pdf

Site de la Commission européenne : http://ec.europa.eu/news/agriculture/100413_fr.htm

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mai 10, 2010

Mettre fin aux distorsions de concurrence

Le revenu des agriculteurs est le principal combat syndical de la FNSEA. Au-delà des mesures conjoncturelles destinées à faire face aux difficultés, la priorité est de mettre fin aux distorsions de concurrence intra-communautaires qui sont un handicap pour l’agriculture et l’agro-alimentaire français.

Comment accepter que dans un marché commun où les biens, les services et les capitaux circulent librement, les contraintes qui pèsent sur les agriculteurs soient différentes d’un Etat membre à l’autre ?

Le gouvernement doit trouver les moyens de mettre fin à ces distorsions de concurrence en évaluant systématiquement les impacts économiques de toute nouvelle réglementation et en renonçant à l’application de règles franco-françaises qui ont un impact direct sur les coûts de production. Sinon, le désavantage compétitif doit être compensé.
Ainsi, dans le domaine social, la FNSEA demande la mise en œuvre d’une prime à l’emploi qui permette de réduire les écarts entre le coût du travail en France et dans le reste de l’Union Européenne.
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mars 24, 2010

Sarkozy entend « enfin » la détresse des paysans

« Je ne laisserai pas mourir notre agriculture alors que la question de l’autosuffisance et de la sécurité alimentaire est devenue cruciale, et que tant de femmes, d’hommes et d’enfants meurent de faim dans le monde », a déclaré le président Nicolas Sarkozy à la presse, à l’issue du Conseil des Ministres, mercredi 24 mars 2010.

Le Président a assuré qu’il serait prêt à aller jusqu’à une « crise en Europe » pour défendre la politique agricole commune.

« Que le Président parle autant d’agriculture dans son allocution aujourd’hui, montre que, enfin, il entend la détresse du monde paysan, et qu’il a, je l’espère, compris qu’il fallait sortir la politique agricole de ce schéma ultralibéral qui est broyeur d’hommes, broyeur de paysans […] », a réagi Jean-Michel Lemétayer, Président de la FNSEA.

De son côté, Dominique Barrau, Secrétaire Général de la FNSEA, précise les mesures concrètes qui sont attendues. Elle s’oriente autour de trois axes qui sont, la fermeté dans les négociations sur le budget de réforme de la PAC, la régulation européenne sur les biens agricoles et l’harmonisation des conditions de production. « Le président a voulu dire la place majeure que prend l’agriculture, l’alimentation, la souveraineté alimentaire, et là, maintenant, nous attendons des actes », conclut D. Barrau.
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décembre 08, 2009

La contractualisation - pour que les agriculteurs soient des partenaires incontournables.

Beaucoup d’entre vous parle de la contractualisation comme d’un réel danger pour les agriculteurs et vous dénoncez le fait que la FNSEA le défend alors que pour vous c’est une hérésie. Ce billet a pour objet de vous expliquer pourquoi la FNSEA a choisi de défendre cette solution et pourquoi elle le fait pour les agriculteurs et non pour des obscures histoires de connivence avec la grande distribution ou la transformation… pure intox !

Voici donc une petite explication de Xavier Beulin, premier vice-président de la FNSEA.

Face à la dérégulation de la politique agricole, il est temps de regrouper les producteurs dans une organisation économique à même de s’affirmer comme un partenaire incontournable. Ce n’est qu’ainsi que l’on pourra mettre en place de nouveaux outils de gestion des marchés et que pourra se développer une contractualisation réelle entre des interlocuteurs qui se respectent, leur destin étant intimement lié. Sinon que se passera-t-il ? Face à des marchés puissants et des distributeurs archi-concentrés, les producteurs n’auront aucun poids et les organismes collecteurs guère plus. Le libéralisme basé sur la soumission des uns par rapport aux autres sera de mise, avec comme porte de sortie la révolte désespérée de ceux qui ne peuvent plus rien gagner car ils ont déjà tout perdu.

Cette grève du lait, symbole de la crise profonde que traversent tous nos secteurs de production, et pourtant basée sur le refus de la contractualisation, synonyme pour ses détracteurs, d’intégration. Soyons clair : confondre intégration et contractualisation, c’est faire l’aveu que l’un des acteurs est le maillon faible de la chaîne de la valorisation du produit, c'est-à-dire qu’il n’est pas à même de « peser » sur les discussions. C’est donc bien la question du poids des producteurs qui est aujourd’hui clairement posée et non celle de la contractualisation.

Il faut être lucide et être conscient qu’il est impossible de revenir à une politique de prix administrés. Il faut donc construire une politique à partir du réel et chacun doit bien se rendre compte que sans contractualisation, c’est la loi du la jungle qui s’applique et que les perdants sont le plus souvent les producteurs. Le sujet est donc bien l’organisation des filières par et pour les producteurs.
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