Un sondage Ifop réalisé pour le compte de la FNSEA sur les questions environnementales révèle que la moitié des exploitants agricoles ont vu les récentes critiques proférées contre le monde agricole et ses pratiques dans la campagne d’affichage choc de FNE (France Nature Environnement).
72% des personnes interrogées estiment que les critiques environnementales à l’encontre de l’agriculture sont disproportionnées, choquantes (70%) et inutiles (48%).
Face aux critiques des défenseurs de l’environnement, la meilleure stratégie de la profession agricole serait notamment un dialogue renforcé avec les associations environnementales (49%) et une campagne de communication agricole pour contrer ces critiques (30%).
Dans une lettre ouverte datant du 21 février dernier, en clôture du Salon de l’Agriculture, Xavier Beulin, Président de la FNSEA, engageait son réseau à poursuivre le dialogue : « L’extrémisme n’est pas le meilleur conseiller, ni la radicalisation la meilleure stratégie. Les agriculteurs français savent ce qu’ils font au service de leurs concitoyens. Ils continueront de le faire et de faire des efforts : ceci mérite de la reconnaissance et non des insultes. […] Sans vague, nous faisons notre métier, avec pour objectif une croissance durable pour répondre aux besoins et aux attentes des populations ».
*Cette étude a été réalisée auprès d'un échantillon de 1 506 exploitants agricoles, sélectionnés selon la méthode des quotas et interrogés par téléphone ou sur leur lieu de travail, du 9 au 16 mars 2011.
« C’est pas l’homme qui prend la mer, c’est la mer qui prend l’homme… » ! A 54 ans, Roby de la Motte, aviculteur et navigateur, a décidé de se lancer dans un défi de taille : le Vendée Globe ! Entre terre et mer, ce Breton aux yeux pétillants désire entraîner tous les agriculteurs dans son sillage. « Je souhaite être le premier agriculteur à participer à la plus célèbre des courses en solitaire et, au travers de ce projet, véhiculer et porter les valeurs du monde agricole, à savoir le courage, l’humilité et l’abnégation. […] ». C’est au quotidien, que Roby rencontre la nature, sur son exploitation, qu’il dédie à l’élevage de volailles fermières à Nostang (Morbihan).
Plein phare sur un métier Roby de la Motte bénéficie d’un capital sympathie énorme ; il ne passe pas inaperçu et ne laisse pas indifférent non plus. Sponsorisé par la Chambre d’Agriculture de Bretagne, c’est dans une dimension écologique et pédagogique, qu’il veut porter les valeurs de l’agriculture, plutôt malmenée ces derniers temps. « Il est important pour moi de casser l’image péjorative qui traîne encore sur le monde paysan ! », précise Roby de la Motte.
L’aventure ne fait que commencer. Roby de la Motte est encore à la recherche de 2 millions d’euros pour financer sa course et doit remporter les épreuves qualificatives que sont la Route du Rhum et la Transat Jacques Vabre.
Rendez-vous en novembre 2012. Souhaitons-lui bon vent !
Cap sur le Vendée Globe Course sportive qui consiste à faire le tour du monde à la voile, en solitaire, sans escale et sans assistance, le Vendée Globe se déroule tous les 4 ans au mois de novembre. Les concurrents s’élancent au départ des Sables d’Olonne pour y revenir après leur tour du monde par les 3 caps que sont le Cap de Bonne Espérance, le Cap Leeuwin et le Cap Horn. Créée en 1989, cette épreuve est l’une des plus réputées et des plus difficiles dans le monde. On la qualifie « d’Everest des mers ».
Près de 2 millions de visiteurs se sont pressés sur les Champs-Elysées pendant l’opération « Nature Capitale ». L’occasion de rappeler aux citadins le rôle primordial que joue l’agriculture dans l’alimentation, la préservation de nos territoires ruraux et la biodiversité. L’opération « séduction » auprès du grand public a marché ! Parisiens, touristes et badauds étaient au rendez-vous. La preuve ? Une foule compacte et curieuse qui déambulait dans les parcelles.
Choux, bananiers, colza, tournesols, ananas, pommes de terre… Au total, plus de 50 espèces végétales étaient représentées sur un long parcours coloré, s’étirant de l’Arc-de-Triomphe au Rond-point des Champs-Elysées.
Ainsi, le temps d’un week-end, sur la plus belle avenue du monde, le citadin-citoyen-consommateur, a pu toucher du bout des doigts la richesse de la nature et des territoires français… Une façon spectaculaire - mais efficace - de l’alerter sur le déclin de la biodiversité !
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2010, c'est l'année internationale de la biodiversité !
Les pratiques agricoles et les milieux naturels sont en étroite relation, et forment des systèmes agro-écologiques. De bonnes pratiques de gestion et des aménagements dans les milieux agricoles favorisent la biodiversité. Lire "la biodiversité dans l'exploitation agricole"
3 questions à Carole Doré, Vice-présidente de Jeunes Agriculteurs en charge de Nature Capitale
Quels seront les temps forts de l’événement Nature Capitale conçu et mis en scène par Gad Weil les 23 et 24 mai 2010 ? Imaginez une belle et longue avenue mettant en scène « la nature façonnée par l’homme », du rond point des Champs Elysées à l’Arc de Triomphe : soit un plateau végétal et animal de 3 ha représentant la diversité des productions agricoles et forestières cultivées en France. En plus de ce parcours piéton ouvert à tous, un marché du terroir animé par les Jeunes Agriculteurs venus de toutes les régions de France présentera la diversité des produits et notre patrimoine gastronomique ! Des stands d’expression à destination du grand public permettront de débattre sur les enjeux alimentaires, territoriaux et environnementaux qui nous concernent tous. A ce titre, des supports pédagogiques originaux seront distribués aux visiteurs. Enfin, de nombreuses personnalités nous rendront également visite pendant ces deux journées que l’on peut déjà qualifier d’ « extraordinaires » !
Dans un contexte de crise agricole, quels messages souhaitez-vous faire passer ? Il s’agit bien pour le syndicat Jeunes Agriculteurs, partenaire fondateur de l’événement, de « faire entendre la voix de l’agriculture », et ceci dans la continuité de notre savoir-faire en matière de rassemblements et d’animations. En 2010, nous commençons les discussions sur la PAC 2013, c’est donc une année charnière pour l’agriculture française et européenne. C’est aussi l’année mondiale de la biodiversité. Alors que l’agriculture est revenue au coeur de l’actualité, il s’agit bien de voir ensemble quelle agriculture nous voulons pour demain ! Pour cela nos porte-paroles Nature Capitale chez JA ainsi que les 600 jeunes agriculteurs qui seront présents tout le week-end sont prêts à aller à la rencontre des médias, des politiques et du grand public !
Comment se déroulent les derniers préparatifs ? Tout le monde reste plus que jamais mobilisé ! Nous réglons ainsi les derniers détails d’organisation car JA est notamment missionné pour la production des quelque 50 cultures et d’un plateau animal qui seront mis en scène sur les Champs Elysées. Celles-ci sont actuellement sur 7 sites répartis sur toute la France pendant toute la soirée et la nuit du 22 mai les palettes vont être installées … pour le plus grand plaisir des parisiens qui ne reconnaîtront pas leur avenue le dimanche 23 mai au matin ! Près de 80 % de notre territoire sera ainsi représenté « grandeur nature » sur la plus célèbre avenue du monde !
A voir !
Micro-trottoir des Jeunes Agriculteurs : les réactions des parisiens sur l'événement
Paris, ... Champs-Elysées, "on s'était dit rendez-vous dans 20 ans..."
Partenaire majeur de l’événement : Crédit Agricole
A propos de Jeunes Agriculteurs : Fondé en 1957, Jeunes Agriculteurs est le seul syndicat professionnel composé exclusivement de jeunes âgés de moins de 35 ans (50 000 adhérents répartis en structures de réflexion et de décision décentralisées). Animé par un esprit de solidarité et de convivialité, JA a pour objectifs de défendre les intérêts des jeunes agriculteurs et de favoriser l’accès au métier d’agriculteur pour assurer le renouvellement des générations en agriculture.
La mobilisation de la FNSEA et des organisations agricoles sur le photovoltaïque est en train de porter ses fruits : le Ministère de l’Ecologie et de l’Energie vient d’annoncer son intention de maintenir le tarif initial pour les agriculteurs ayant investi dans le photovoltaïque lors de la période de transition dans l’application des tarifs de rachat.
Nous nous félicitons que le gouvernement reconnaisse l’importance de l’agriculture dans la production d’énergies renouvelables. Notre réseau s’est toujours inscrit dans l’innovation avec des projets à taille humaine au travers d’investissements favorisant des installations durables. Ainsi la profession agricole espère que ces engagements ministériels ne sont pas un effet d’annonce, mais qu’ils seront traduits par des actes sur le long terme, notamment sur les tarifs applicables après cette période de transition.
La FNSEA maintient sa pression pour obtenir le relèvement des « nouveaux » tarifs d’achat applicables aux bâtiments agricoles, tarifs actuellement insatisfaisants. De plus, la FNSEA reste opposée à l’utilisation de panneaux photovoltaïques sur des terres destinées à la production agricole. La mission première des paysans reste de produire pour nourrir.
Le gouvernement vient de dévoiler son plan de lutte anti-algues vertes. La secrétaire d’Etat à l’Ecologie, Chantal Jouanno a présenté en Conseil des ministres le 3 février un plan quinquennal de lutte contre les algues vertes en Bretagne. Quelque 134 millions d’euros seront dégagés sur la période 2010-2014, pour éliminer les algues dont 40 millions d’euros pour les années 2010 et 2011.
Quelles mesures ? L’agriculture est directement concernée par ce plan et les principales dispositions retenues visent à réduire les rejets d’azote dans la nature. Ainsi le plan veut limiter le taux de nitrates à 10 mg par litre dans les rivières, au lieu des 50 mg admis pour la consommation humaine. Concrètement, l’Etat demandera aux exploitants agricoles de déclarer la quantité totale d’engrais chimiques utilisés et la quantité de lisier produite par les animaux.
Surtout, les agriculteurs sont invités à modifier leurs pratiques agricoles, « une mesure essentielle » a insisté, Chantal Jouanno, puisque « le volume des engrais minéraux azotés achetés par les agriculteurs bretons est égal au volume des excédents d’azote en Bretagne ». Outre la prévention qui vise essentiellement les pratiques agricoles, l’Etat entend se débarrasser des algues échouées sur les plages en encourageant des filières de collecte et valorisation.
Réactions mitigées Au nom des agriculteurs, les responsables agricoles redoutent de nouvelles contraintes pour des exploitants déjà en difficulté, et réclament de nouvelles études avec des experts nationaux et internationaux indépendants sur les « marées vertes ». Elus et écologistes, quant à eux, craignent que les millions d’euros annoncés ne servent pas à s’attaquer aux causes du phénomène.
Le texte relatif à la taxe carbone prévoyait d’exonérer le secteur agricole à hauteur de 75%.
Une relecture de ce texte aura lieu dans le courant du mois de janvier. La FNSEA souhaite en profiter pour que l’agriculture française soit exonérée à 100%. Bien qu’impliqués dans la protection de l’environnement, il ne faut pas que les agriculteurs français payent une écotaxe supplémentaire qui nourrit les distorsions de concurrence.
Il ne s’agit pas de refuser une fiscalité environnementale mais de faire comprendre que, compte tenu du marché unique des 27 dans lequel évoluent les agriculteurs, elle ne peut être conçue et acceptée qu’à un niveau européen.
Par ailleurs, l’agriculture, activité consommatrice de CO2, contribue de manière positive sur l’environnement ; une taxation verte serait inefficiente et incohérente.Il faut rappeler que les agriculteurs français sont déjà très actifs pour réduire leur production de CO2 (moins 11% depuis 1990) et ainsi lutter contre le réchauffement climatique.
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