octobre 10, 2011

Le métier d’éleveur ovin est un métier d’avenir

En liaison avec les Jeunes Agriculteurs, la Fédération nationale ovine se mobilise pour susciter des vocations d’éleveurs ovins, alors que les perspectives pour cette production n’ont jamais été aussi favorables.

« Le métier d’éleveur ovin est un métier d’avenir », Serge Préveraud, président de la FNO.

Vous venez de créer un numéro vert pour favoriser l’installation en production ovine ? Pourquoi une telle initiative ?
Serge Préveraud : Autrefois les jeunes agriculteurs s’installaient soit chez eux, soit en reprenant la ferme d’un voisin. Aujourd’hui c’est moins souvent le cas : il y a des éleveurs sur le point de partir à la retraite qui ne trouvent pas de repreneurs et des candidats à l’installation qui ne trouvent pas d’exploitation. Et quand une exploitation est reprise, il arrive fréquemment que l’installation se fasse sur d’autres productions que de l’élevage ovin. Et le phénomène risque de s’accélérer du fait qu’il y aura beaucoup d’exploitations à reprendre dans les années qui viennent en raison de nombreux départs à la retraite prévus. D’où l’idée de lancer un numéro vert : 0805 620 090 pour mettre en relation les repreneurs potentiels avec les structures qui pourront les aider à trouver des exploitations.

Quelles sont les informations communiquées sur le numéro vert ?
SP : Quand un candidat appelle le numéro vert, son interlocuteur est un représentant de la FNO auquel il explique sa situation, son intérêt pour la production ovine et surtout le département dans lequel il souhaite s’installer. La FNO renvoie le candidat sur le Réseau départemental d’installation correspondant, qui lui fournira les coordonnées de cédants et tous les éléments indispensables à la réussite de son installation.

Etes-vous en mesure d’offrir des perspectives favorables aux candidats qui souhaitent s’installer en production ovine ?
SP : La production ovine bénéficie aujourd’hui de nombreux atouts. Outre le rééquilibrage des aides obtenu dans le cadre du bilan de santé de la Pac, les prix de l’agneau sont relativement bons depuis deux ans. Et les perspectives sont relativement favorables pour les dix ans qui viennent. La consommation d’agneau devrait augmenter à l’échelle mondiale avec des disponibilités plus ou moins réduites dans les années à venir. Et pour la France, la production ovine nationale ne couvre que 45 % de la consommation intérieure. Bref, le métier d’éleveur ovin constitue un véritable métier d’avenir.

Quel type d’installation préconisez-vous ? Un élevage à temps plein ou la création d’un atelier complémentaire ?
SP : Notre objectif est de trouver de nouveaux éleveurs. Bien entendu nous privilégions l’installation notamment dans les zones traditionnelles de production. Mais notre message s’adresse aussi aux agriculteurs en recherche de diversification avec la création d’ateliers complémentaires dans les zones céréalières par exemple où la mise en place d’un atelier ovin est plus souple qu’un élevage bovin. Et nous visons aussi les éleveurs qui souhaitent augmenter la taille de leur troupeau auxquels s’ouvrent des perspectives de développement.


Est-ce que votre projet d’installation ne bute pas sur la question du financement ?
SP : Il existe les outils de financement traditionnels (DJA, prêts JA) qui sont bien entendu sollicités. La question se pose davantage pour les installations hors cadre familial en raison du poids du foncier. C’est la raison pour laquelle nous réfléchissons, avec les Jeunes Agriculteurs, à des formules innovantes susceptibles de drainer l’épargne d’investisseurs vers l’achat de terres qui seraient mises à la disposition des éleveurs. Depuis quelque temps l’investissement foncier a retrouvé un certain attrait. Ce n’est pas tellement l’argent qui manque, mais les dispositifs à mettre en œuvre pour le mobiliser.


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Numéro vert : 0805 620 090

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septembre 23, 2011

Retraites agricoles : la FNSEA lance une pétition !

La FNSEA et sa Section Sociale des Anciens Exploitants lancent une pétition nationale pour l’amélioration des retraites agricoles.





A l’approche des élections présidentielles, il convient de rappeler aux hommes et aux femmes politiques français mais aussi aux différents candidats que les retraités agricoles sont excédés de voir leur pouvoir d’achat diminuer face à des charges que ne cessent de croître.





A carrière complète, la moitié des retraités agricoles ne touche que 680 euros par mois. Les agriculteurs ont le droit d’être traités comme les autres assurés sociaux.





A ce titre, la FNSEA mène le combat pour obtenir le calcul de la retraite sur les seules 25 meilleures années et appelle à signer massivement la pétition sur l'amélioration des retraites agricoles.
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septembre 07, 2011

Réforme de la dépendance : encore une fois reportée

Edito de Jean-Bernard BAYARD, Vice-Président de la FNSEA

Annoncée comme le dernier grand chantier du quinquennat, la réforme de la prise en charge des personnes âgées a, une nouvelle fois, été reportée par le Premier Ministre. Encore un report. Depuis 2007, le Gouvernement a successivement ouvert puis refermé ce dossier. Pourtant cette fois-ci, nous avions eu la faiblesse de croire que la réforme aboutirait. Les débats avaient été lancés par le Président de la République lui-même le 8 février dernier devant le Conseil Economique Social et Environnemental. Puis Roselyne Bachelot, Ministre des Solidarités et de la Cohésion Sociale, avait mis sur pieds 4 groupes nationaux de réflexion et lancé des débats interdépartementaux et régionaux sur tout le territoire.

Nous avons, à la FNSEA et avec notre section des anciens exploitants, largement participé à ces rendez-vous. Ceux-ci se voulaient préparatoires à un projet de loi qui devait être discuté au Parlement dès la fin de cet été.

Il n’en sera rien. C’est regrettable.

Regrettable car, comme les temps de réflexion l’ont démontré, le système de prise en charge des personnes âgées doit faire face à des défis importants qui nécessitent une réforme : le vieillissement de la population, le montant du reste à charge pour les familles, le nombre de places d’accueil, les situations des services d’aide à la personne, autant de questions qui méritent des réponses.

Regrettable car la population qui vit en milieu rural attend cette réforme. La dépendance ne se vit pas de la même façon en ville ou à la campagne. La désertification médicale de certaines zones de notre territoire, l’éloignement toujours plus grand des centres de soins ou des professionnels de santé sont des freins réels à une prévention efficace. La réforme aurait pu donner un nouveau souffle à ces actions.

La réforme aurait également dû apporter une réponse aux associations d’aide à domicile qui n’ont plus les moyens d’assurer leurs prestations dans les lieux les plus reculés.

Regrettable enfin pour le monde agricole. Le coût de la prise en charge du vieillissement est aujourd’hui bien souvent insupportable pour les retraités agricoles dont la pension moyenne (pour une carrière complète) ne dépasse pas 680 € par mois ! Face à des coûts d’hébergement toujours plus élevés, ce sont les familles qui n’arrivent plus à suivre.

Une fois de plus la stratégie du « reculer pour mieux sauter » l’a emporté. Souhaitons qu’il s’agisse bien de prendre un nouvel élan et que nous n’assistions pas à l’enterrement de cette réforme si souvent annoncée.

Car les enjeux du débat nous renvoient directement au modèle de solidarités que nous entendons promouvoir face à un risque qui peut frapper chacun de nous. Ils nous renvoient à des questions d’équilibres territoriaux et de cohésion entre génération.

Parce que nous sommes, à la FNSEA, convaincus de l’urgence d’aborder ces sujets pour la consolidation de notre modèle social, nous continuerons à appeler de nos vœux une vraie réforme de la prise en charge des personnes âgées.

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août 02, 2011

« Les mesures de solidarité mises en œuvre sont à la hauteur de la crise »

La sécheresse du printemps a brûlé les futurs stocks de fourrage des éleveurs. Le réseau FNSEA/JA se mobilise depuis trois mois pour obtenir des mesures de soutien gouvernementales et organiser la contractualisation et la livraison de paille entre céréaliers et éleveurs. Le secrétaire général adjoint de la FNSEA, Jérôme Despey, dresse un premier bilan de cette opération « Sécheresse 2011 ».


Trois questions à Jérôme Despey,

secrétaire général adjoint de la FNSEA



Quel premier bilan dressez-vous après trois mois de mobilisation pour aider les éleveurs touchés par la sécheresse ?

Jérôme Despey : Alors que toutes les productions et toutes les régions sont impactées par la sécheresse qui a sévit durant le printemps, le réseau FNSEA et Jeunes Agriculteurs (JA) a su une nouvelle fois défendre la profession agricole en proposant et en mettant en œuvre des mesures de solidarité à la hauteur des enjeux de cette crise. Nous sommes entièrement mobilisés pour la mise en œuvre opérationnelle de ces actions envers les éleveurs, avec le souci de la plus grande efficacité possible.
Nous avons levé de nombreux obstacles et obtenu de précieux acquis tels que des mesures de trésorerie, des dérogations et la gratuité des péages autoroutiers pour le transport de fourrage, la mobilisation de la SNCF, l’utilisation des jachères, des dérogations aux mesures agro-environnementales (MAE) ou encore la possibilité de la reconnaissance de calamité agricole.
41 départements sont reconnus en calamité agricole à cause de la sécheresse depuis le 12 juillet. Et les pouvoirs publics sont favorables aux versements d’avances sur les indemnités prévisionnelles calamité. Nous continuons à tenter d’obtenir que les modalités de calcul des pertes subies en fourrage ne pénalisent pas les éleveurs disposant à la fois d’herbe et de maïs fourrage.
La FNSEA et les JA ont en outre demandé très récemment à Bruno Le Maire (ministre de l’Agriculture, ndlr) des dégrèvements d’office de Taxe foncière sur les propriétés non bâties pour l’ensemble des agriculteurs.
Enfin, nous avons obtenu le report des annuités 2011 des emprunts contractés par les exploitants dans le cadre du Plan de soutien exceptionnel à l’agriculture (PSEA) de 2009. Nous continuons à discuter avec le gouvernement pour obtenir un réaménagement structurel de ces prêts.
Cependant, que les agriculteurs en soient bien assurés : à la rentrée et à l’issue de la mise en œuvre de ces solutions de court terme, nous ferons les comptes.

Où en est-on de la contractualisation des volumes de paille entre céréaliers et éleveurs ?

Jérôme Despey : Dès le début de la mobilisation, le réseau FNSEA/JA a fixé des règles vertueuses pour la contractualisation de la paille entre départements offreurs et départements demandeurs, afin d’éviter toute spéculation sur ce marché. Aujourd’hui, nous pouvons affirmer que le marché de la paille s’est tenu et ce sont plus d’1 million de tonnes de paille qui ont déjà été contractualisées.
L’Association des Régions de France (ARF) a également demandé à tous les Conseils Régionaux d’activer leurs fonds de garantie dans le cadre des opérations collectives d’achat de paille par les départements demandeurs, en particulier pour se porter caution des engagements financiers consentis par les FDSEA. Nous appelons d’ailleurs les FDSEA, FRSEA et JA à contacter leur collectivité si cette mesure n’est pas encore opérationnelle dans leur région.

Comment s’organise aujourd’hui le transport routier et ferroviaire de la paille ?

Jérôme Despey : L’accord intervenu récemment entre SNCF Géodis et la FNSEA a permis d’identifier un nombre limité de liaisons prioritaires, appelées sillons, sur lesquelles sont affrétés des trains de paille pour les plus longues distances, en contrepartie de tarifs de transport à prix coûtant. Nous optons pour les sillons les plus rationnels, les moins coûteux et au bénéfice du maximum de départements demandeurs. Nous invitons d’ailleurs ces derniers à mutualiser au mieux les coûts de transport entre la route et le fer.Sur la route, la gratuité des péages est garantie sur présentation par le transporteur d’un certificat de gratuité, élaboré par la Chambre d’agriculture au niveau de chaque département et remis au transporteur par l’agriculteur ou ses représentants. Cet acquis important permet une répercussion financière directe sur la facture de transport que l’éleveur doit régler.






Plus d'infos sur http://www.fnsea.fr/
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juillet 19, 2011

Le cyclisme et l’agriculture en tandem !

La FNSEA, partenaire du Tour de France, est fière de participer à cette belle aventure sportive qui met à l’honneur les différentes facettes de l’agriculture française. Pour l’événement, et dans le cadre du concours « Le Tour toujours », 13 FDSEA vont réaliser au total 14 vélos dans les champs, sur le passage du Tour de France, pour symboliser la thématique « de la fourche à la fourchette ».

Un clin d’œil des agriculteurs aux téléspectateurs du Tour de France !

Les fédérations gagnantes se verront remettre un prix en mars 2012, sur le stand de la FNSEA, pendant le Salon International de l’Agriculture.

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Du 2 au 24 juillet 2011, suivez les réalisations des FDSEA qui sont dans la course :
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juillet 01, 2011

Opération paille : une mobilisation sans faille !

100% du réseau FNSEA / Jeunes Agriculteurs est mobilisé bénévolement dans l’opération paille. Tous les départements sont en alerte et à l’heure actuelle, 650 000 tonnes de paille à ce jour ont été contractualisées, en plus des échanges intra-départementaux. L’acheminement est en cours dans de nombreux départements.

La mobilisation est un impératif absolu. Il s’agit de réduire les coûts de transport qui restent aujourd’hui trop élevés.

La FNSEA et Jeunes Agriculteurs appellent tous les transporteurs routiers, ferroviaires, fluviaux ainsi que les sociétés d’autoroutes, à prendre en compte les difficultés des éleveurs et à suivre l’effort collectif pour venir en aide à une profession qui souffre. C'est là un principe d’urgence !

A voir : des témoignages sur l'opération paille telle qu'elle s'organise dans les départements :

Opération Paille dans la Marne



Opération Paille dans la Manche



Opération Paille dans les Midi-Pyrénées




Opération Paille dans l'Oise



Le film de mobilisation de la FDSEA de la Somme



Toutes les infos sur http://www.fnsea.fr/
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juin 28, 2011

Les réactions au G20 agricole - L’accueil positif de Xavier Beulin



Comment avez-vous accueilli la déclaration du G20 concernant le plan d’action sur la volatilité des prix agricoles ?

Xavier Beulin : J’ai accueilli cette déclaration très positivement. Et ce d’autant plus qu’il y avait beaucoup d’incertitudes dans les jours qui ont précédé sur la possibilité d’un accord. Je me réjouis également que la déclaration fasse écho aux débats que nous avons eus au G120 sur la nécessité de produire plus, de relancer les investissements et la recherche partout dans le monde, d’améliorer la transparence des marchés agricoles. A l’opposé de cette vision binaire des échanges qui peut prévaloir dans certains cercles, où une partie de monde, les pays développés, auraient vocation à nourrir l’autre partie. Enfin, et je m’en félicite, ce plan réfute toute idée de décroissance que l’on peut entendre par ailleurs.

Pourtant l’accord présente peu d’engagements contraignants …

XB : Il faut savoir que ce genre de forum réunit des Etats souverains et qu’il est difficile dans ce type d’enceinte de prendre des engagements concrets. Je retiens cependant la volonté des uns et des autres d’aller vers une nouvelle gouvernance pour répondre au défi de l’alimentation du monde. Ceci étant, les Etats se sont quand même engagés sur la transparence avec la création d’un système d’information sur les marchés agricoles (Amis) pour mieux connaître la production, la demande et les stocks. C’est un point fondamental. Je n’ignore pas, cependant, que la connaissance réelle des stocks sera difficile à atteindre.

Le G20 n’est pas allé non plus très loin sur la constitution de stocks d’urgence si ce n’est une étude de faisabilité, ni sur les marchés financiers dérivés…

XB : Sur les stocks je considérais, pour ma part, qu’il s’agissait là de l’aspect le plus difficile de la négociation. Beaucoup de pays ont du mal à rentrer dans cette logique. Il faut néanmoins poursuivre dans cette voie en mobilisant les institutions internationales, les grands pays exportateurs sur la manière dont ils pourraient mettre à la disposition des pays les plus démunis des réserves alimentaires, en cas de coup dur.
Quant aux marchés financiers dérivés, ils sont renvoyés au G20 des ministres des Finances. J’espère qu’ils feront preuve de responsabilité et qu’ils prendront en compte les recommandations des ministres de l’Agriculture et que le G20 des chefs d’Etat et de Gouvernement à la fin de l’année confirmera ces avancées.
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juin 02, 2011

"Ensemble, nous pouvons beaucoup. Ensemble, nous pouvons surmonter cette épreuve"

Déclaration de Xavier Beulin sur la sécheresse



"La sécheresse est là en France, et, sans fatalisme ni pessimisme, la désolation s'installe dans les campagnes. En effet, au moment où les rayons du soleil ravissent la restauration, l'habillement et le tourisme, l'agriculture souffre.



A la FNSEA, nous avons engagé l'ensemble de notre réseau dans des opérations de solidarité visant à contractualiser de la paille de céréaliers à éleveurs. Ça marche mais ce n'est pas et ça ne sera pas suffisant.



Il faut faire plus, il faut faire mieux. Il s'agit de mobiliser l'ensemble des acteurs et avouons-le, toute initiative solidaire va dans le bon sens.



De déplacements sur le terrain en visites d'exploitations, nous voyons les plus durs d'entre nous baisser les bras et nous ne pouvons pas l'accepter ! Des départements ont choisi de faucher l'herbe autour des routes, c'est utile. Certains de nos concitoyens donnent le foin issu de leurs parcelles, mêmes petites, il faut les en remercier. La SNCF pourrait rouvrir ponctuellement des gares rurales pour le fret de paille. Eh bien allons-y ! Pourquoi pas une action solidaire aux péages d'autoroute pour le transport de paille... gratuit. Quid de l'armée et de ses équipements pour nous aider ? Tout cela peut aller dans le bon sens et donner de l'oxygène aux paysans même s'il faut, avant, tout reconstituer les trésoreries des exploitations. Sur ce dernier aspect, le Gouvernement, l'Union Européenne, les banques, les organismes sociaux et les assurances sont attendus.


Ensemble, nous pouvons beaucoup. Ensemble, nous pouvons surmonter cette épreuve. Il y a la volonté et les gestes qui sauvent au premier rang desquels celui de ne pas broyer la paille disponible pour la garder afin de maintenir les animaux en vie. C'est essentiel et vital ! L'unité paysanne n'est pas un vain mot. Face à la sécheresse, face au destin, face au défi alimentaire, l'heure n'est plus à tergiverser, l'agriculture doit redevenir une grande cause nationale. J'attends du Président de la République les mots et les actes qui peuvent donner cet espoir et montrer le réel besoin d'agriculture. Dépassons les intérêts et les égoïsmes, l'urgence doit séparer l'essentiel de l'accessoire".




Xavier Beulin - Président de la FNSEA
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mai 06, 2011

Situation climatique inquiétante sur l'ensemble du territoire


« Nous devons établir des contrats sur la paille »


Trois questions à Dominique Barrau, secrétaire général de la FNSEA sur la situation climatique.

Alors que les pluies se font attendre, Dominique Barrau demande aux départements d’élevage de se rapprocher des départements céréaliers pour sécuriser l’approvisionnement en paille et éviter les surenchères spéculatives.


Les effets de la sécheresse commencent à se faire sentir. Quelle est la situation réelle sur le terrain ?
Dominique Barrau : Je ne pense pas qu’on puisse parler encore de sécheresse, mais de situation climatique inquiétante sur l’ensemble du territoire dans les régions céréalières comme dans les zones d’élevage, à l’exception du Languedoc-Roussillon et du pourtour méditerranéen. A ce stade nous redoutons une grave sécheresse si la pluie n’arrive pas dans les jours qui viennent. A moins d’un renversement soudain de la situation, il faut s’attendre à une baisse significative des rendements aussi bien pour les cultures que pour les fourrages. Même l’arrivée de pluies régulières jusqu’en septembre ne corrigera pas l’intégralité des dégâts.

Que préconisez-vous pour soulager les agriculteurs et en particulier les éleveurs pour faire face à ce sinistre ?
DB : Effectivement les éleveurs sont dans une situation extrêmement délicate. Ils n’ont pas de stocks et leurs trésoreries sont exsangues. Aussi nous avons la volonté d’inciter les départements d’ores et déjà en déficit fourrager à se rapprocher des départements céréaliers pour contractualiser l’approvisionnement en paille, sur la prochaine récolte. La priorité est d’éviter la spéculation sur la paille, non pas celle des céréaliers mais celle des marchands de paille qui ne vont pas hésiter à « se faire du gras » sur le dos des éleveurs. Nous estimons que le prix de la paille devrait être payé à sa valeur agronomique au céréalier, c'est-à-dire entre 15 à 22 €/tonne, ce à quoi il faut ajouter le pressage, l’enlèvement et le transport. Ainsi les éleveurs seront sécurisés dans leur approvisionnement, sans redouter la surenchère des intermédiaires qui ne vont pas hésiter à faire entrer massivement des pailles d’Espagne à des prix excessifs.

Faut-il aller jusqu’à l’interdiction du broyage des pailles ?
DB : Nous n’en sommes pas encore là. Mais nous attendons des pouvoirs publics qu’ils se mobilisent auprès des autorités communautaires pour autoriser que les jachères puissent être fauchées. Du moins pour celles qui subsistent encore. Je compte surtout sur nos fédérations pour qu’elles soient partie prenante de cette opération de contractualisation de façon à ne pas laisser les agriculteurs seuls face à cette crise climatique qui s’annonce.
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avril 07, 2011

Sondage Ifop/FNSEA* : 50% des exploitants agricoles prônent le dialogue avec les défenseurs de l’environnement.

Un sondage Ifop réalisé pour le compte de la FNSEA sur les questions environnementales révèle que la moitié des exploitants agricoles ont vu les récentes critiques proférées contre le monde agricole et ses pratiques dans la campagne d’affichage choc de FNE (France Nature Environnement).


72% des personnes interrogées estiment que les critiques environnementales à l’encontre de l’agriculture sont disproportionnées, choquantes (70%) et inutiles (48%).


Face aux critiques des défenseurs de l’environnement, la meilleure stratégie de la profession agricole serait notamment un dialogue renforcé avec les associations environnementales (49%) et une campagne de communication agricole pour contrer ces critiques (30%).


Dans une lettre ouverte datant du 21 février dernier, en clôture du Salon de l’Agriculture, Xavier Beulin, Président de la FNSEA, engageait son réseau à poursuivre le dialogue : « L’extrémisme n’est pas le meilleur conseiller, ni la radicalisation la meilleure stratégie. Les agriculteurs français savent ce qu’ils font au service de leurs concitoyens. Ils continueront de le faire et de faire des efforts : ceci mérite de la reconnaissance et non des insultes. […] Sans vague, nous faisons notre métier, avec pour objectif une croissance durable pour répondre aux besoins et aux attentes des populations ».

*Cette étude a été réalisée auprès d'un échantillon de 1 506 exploitants agricoles, sélectionnés selon la méthode des quotas et interrogés par téléphone ou sur leur lieu de travail, du 9 au 16 mars 2011.
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