juin 28, 2011

Les réactions au G20 agricole - L’accueil positif de Xavier Beulin



Comment avez-vous accueilli la déclaration du G20 concernant le plan d’action sur la volatilité des prix agricoles ?

Xavier Beulin : J’ai accueilli cette déclaration très positivement. Et ce d’autant plus qu’il y avait beaucoup d’incertitudes dans les jours qui ont précédé sur la possibilité d’un accord. Je me réjouis également que la déclaration fasse écho aux débats que nous avons eus au G120 sur la nécessité de produire plus, de relancer les investissements et la recherche partout dans le monde, d’améliorer la transparence des marchés agricoles. A l’opposé de cette vision binaire des échanges qui peut prévaloir dans certains cercles, où une partie de monde, les pays développés, auraient vocation à nourrir l’autre partie. Enfin, et je m’en félicite, ce plan réfute toute idée de décroissance que l’on peut entendre par ailleurs.

Pourtant l’accord présente peu d’engagements contraignants …

XB : Il faut savoir que ce genre de forum réunit des Etats souverains et qu’il est difficile dans ce type d’enceinte de prendre des engagements concrets. Je retiens cependant la volonté des uns et des autres d’aller vers une nouvelle gouvernance pour répondre au défi de l’alimentation du monde. Ceci étant, les Etats se sont quand même engagés sur la transparence avec la création d’un système d’information sur les marchés agricoles (Amis) pour mieux connaître la production, la demande et les stocks. C’est un point fondamental. Je n’ignore pas, cependant, que la connaissance réelle des stocks sera difficile à atteindre.

Le G20 n’est pas allé non plus très loin sur la constitution de stocks d’urgence si ce n’est une étude de faisabilité, ni sur les marchés financiers dérivés…

XB : Sur les stocks je considérais, pour ma part, qu’il s’agissait là de l’aspect le plus difficile de la négociation. Beaucoup de pays ont du mal à rentrer dans cette logique. Il faut néanmoins poursuivre dans cette voie en mobilisant les institutions internationales, les grands pays exportateurs sur la manière dont ils pourraient mettre à la disposition des pays les plus démunis des réserves alimentaires, en cas de coup dur.
Quant aux marchés financiers dérivés, ils sont renvoyés au G20 des ministres des Finances. J’espère qu’ils feront preuve de responsabilité et qu’ils prendront en compte les recommandations des ministres de l’Agriculture et que le G20 des chefs d’Etat et de Gouvernement à la fin de l’année confirmera ces avancées.
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juin 02, 2011

"Ensemble, nous pouvons beaucoup. Ensemble, nous pouvons surmonter cette épreuve"

Déclaration de Xavier Beulin sur la sécheresse



"La sécheresse est là en France, et, sans fatalisme ni pessimisme, la désolation s'installe dans les campagnes. En effet, au moment où les rayons du soleil ravissent la restauration, l'habillement et le tourisme, l'agriculture souffre.



A la FNSEA, nous avons engagé l'ensemble de notre réseau dans des opérations de solidarité visant à contractualiser de la paille de céréaliers à éleveurs. Ça marche mais ce n'est pas et ça ne sera pas suffisant.



Il faut faire plus, il faut faire mieux. Il s'agit de mobiliser l'ensemble des acteurs et avouons-le, toute initiative solidaire va dans le bon sens.



De déplacements sur le terrain en visites d'exploitations, nous voyons les plus durs d'entre nous baisser les bras et nous ne pouvons pas l'accepter ! Des départements ont choisi de faucher l'herbe autour des routes, c'est utile. Certains de nos concitoyens donnent le foin issu de leurs parcelles, mêmes petites, il faut les en remercier. La SNCF pourrait rouvrir ponctuellement des gares rurales pour le fret de paille. Eh bien allons-y ! Pourquoi pas une action solidaire aux péages d'autoroute pour le transport de paille... gratuit. Quid de l'armée et de ses équipements pour nous aider ? Tout cela peut aller dans le bon sens et donner de l'oxygène aux paysans même s'il faut, avant, tout reconstituer les trésoreries des exploitations. Sur ce dernier aspect, le Gouvernement, l'Union Européenne, les banques, les organismes sociaux et les assurances sont attendus.


Ensemble, nous pouvons beaucoup. Ensemble, nous pouvons surmonter cette épreuve. Il y a la volonté et les gestes qui sauvent au premier rang desquels celui de ne pas broyer la paille disponible pour la garder afin de maintenir les animaux en vie. C'est essentiel et vital ! L'unité paysanne n'est pas un vain mot. Face à la sécheresse, face au destin, face au défi alimentaire, l'heure n'est plus à tergiverser, l'agriculture doit redevenir une grande cause nationale. J'attends du Président de la République les mots et les actes qui peuvent donner cet espoir et montrer le réel besoin d'agriculture. Dépassons les intérêts et les égoïsmes, l'urgence doit séparer l'essentiel de l'accessoire".




Xavier Beulin - Président de la FNSEA
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mai 06, 2011

Situation climatique inquiétante sur l'ensemble du territoire


« Nous devons établir des contrats sur la paille »


Trois questions à Dominique Barrau, secrétaire général de la FNSEA sur la situation climatique.

Alors que les pluies se font attendre, Dominique Barrau demande aux départements d’élevage de se rapprocher des départements céréaliers pour sécuriser l’approvisionnement en paille et éviter les surenchères spéculatives.


Les effets de la sécheresse commencent à se faire sentir. Quelle est la situation réelle sur le terrain ?
Dominique Barrau : Je ne pense pas qu’on puisse parler encore de sécheresse, mais de situation climatique inquiétante sur l’ensemble du territoire dans les régions céréalières comme dans les zones d’élevage, à l’exception du Languedoc-Roussillon et du pourtour méditerranéen. A ce stade nous redoutons une grave sécheresse si la pluie n’arrive pas dans les jours qui viennent. A moins d’un renversement soudain de la situation, il faut s’attendre à une baisse significative des rendements aussi bien pour les cultures que pour les fourrages. Même l’arrivée de pluies régulières jusqu’en septembre ne corrigera pas l’intégralité des dégâts.

Que préconisez-vous pour soulager les agriculteurs et en particulier les éleveurs pour faire face à ce sinistre ?
DB : Effectivement les éleveurs sont dans une situation extrêmement délicate. Ils n’ont pas de stocks et leurs trésoreries sont exsangues. Aussi nous avons la volonté d’inciter les départements d’ores et déjà en déficit fourrager à se rapprocher des départements céréaliers pour contractualiser l’approvisionnement en paille, sur la prochaine récolte. La priorité est d’éviter la spéculation sur la paille, non pas celle des céréaliers mais celle des marchands de paille qui ne vont pas hésiter à « se faire du gras » sur le dos des éleveurs. Nous estimons que le prix de la paille devrait être payé à sa valeur agronomique au céréalier, c'est-à-dire entre 15 à 22 €/tonne, ce à quoi il faut ajouter le pressage, l’enlèvement et le transport. Ainsi les éleveurs seront sécurisés dans leur approvisionnement, sans redouter la surenchère des intermédiaires qui ne vont pas hésiter à faire entrer massivement des pailles d’Espagne à des prix excessifs.

Faut-il aller jusqu’à l’interdiction du broyage des pailles ?
DB : Nous n’en sommes pas encore là. Mais nous attendons des pouvoirs publics qu’ils se mobilisent auprès des autorités communautaires pour autoriser que les jachères puissent être fauchées. Du moins pour celles qui subsistent encore. Je compte surtout sur nos fédérations pour qu’elles soient partie prenante de cette opération de contractualisation de façon à ne pas laisser les agriculteurs seuls face à cette crise climatique qui s’annonce.
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avril 07, 2011

Sondage Ifop/FNSEA* : 50% des exploitants agricoles prônent le dialogue avec les défenseurs de l’environnement.

Un sondage Ifop réalisé pour le compte de la FNSEA sur les questions environnementales révèle que la moitié des exploitants agricoles ont vu les récentes critiques proférées contre le monde agricole et ses pratiques dans la campagne d’affichage choc de FNE (France Nature Environnement).


72% des personnes interrogées estiment que les critiques environnementales à l’encontre de l’agriculture sont disproportionnées, choquantes (70%) et inutiles (48%).


Face aux critiques des défenseurs de l’environnement, la meilleure stratégie de la profession agricole serait notamment un dialogue renforcé avec les associations environnementales (49%) et une campagne de communication agricole pour contrer ces critiques (30%).


Dans une lettre ouverte datant du 21 février dernier, en clôture du Salon de l’Agriculture, Xavier Beulin, Président de la FNSEA, engageait son réseau à poursuivre le dialogue : « L’extrémisme n’est pas le meilleur conseiller, ni la radicalisation la meilleure stratégie. Les agriculteurs français savent ce qu’ils font au service de leurs concitoyens. Ils continueront de le faire et de faire des efforts : ceci mérite de la reconnaissance et non des insultes. […] Sans vague, nous faisons notre métier, avec pour objectif une croissance durable pour répondre aux besoins et aux attentes des populations ».

*Cette étude a été réalisée auprès d'un échantillon de 1 506 exploitants agricoles, sélectionnés selon la méthode des quotas et interrogés par téléphone ou sur leur lieu de travail, du 9 au 16 mars 2011.
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mars 22, 2011

Oui à la contractualisation !

Afin de renforcer le pouvoir de négociation des producteurs face aux acheteurs, la FNSEA se mobilise pour former, conseiller, assister et accompagner les exploitants agricoles lors de l’élaboration puis de la mise en place des contrats.

« La contractualisation prévue par la loi de modernisation agricole suscite beaucoup d'interrogations et de demande d'explications chez les agriculteurs. Il est de notre devoir de les accompagner et de leur apporter une information fiable en la matière », souligne Jean-Bernard Bayard, Secrétaire général adjoint de la FNSEA.

A cet effet, un numéro Indigo (0825 729 726 – 15 centimes d’euro par minute/appel) est en place depuis le 1er mars pour répondre aux questions que les agriculteurs se posent sur les contrats proposés par les entreprises dans les secteurs lait et fruits et légumes.

« Chaque agriculteur doit avoir une réponse à sa question » ajoute le Secrétaire général adjoint. Pour garantir le succès d’une contractualisation conforme à ses attentes, la FNSEA a élaboré un ambitieux plan d’actions en six volets, notamment autour de la sensibilisation des agriculteurs, la mise en œuvre de formations et l’accompagnement individuel.

Produit, volume, prix et durée… La contractualisation doit permettre de formaliser la relation commerciale entre un producteur et son acheteur, mais aussi de faire face à la volatilité des prix agricoles dans un marché mondialisé et hyperconcurrentiel.
Contribuer à créer les conditions d’un rapport de négociation équilibré, voilà l’objectif de la FNSEA qui souhaite affirmer ou confirmer le rôle des interprofessions, renforcer le rôle des producteurs dans les filières et valoriser le métier d’agriculteur.
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février 16, 2011

La FNSEA lance des actions de solidarité avec les éleveurs français

A quelques jours de l’ouverture du Salon de l’Agriculture à Paris, la FNSEA lance des « actions terrain » en soutien aux éleveurs français qui réclament une juste répercussion de la hausse des prix à la consommation et la mention de l’origine de la viande.

Depuis plusieurs mois, la FNSEA dénonce la grave crise économique qui frappe de plein fouet l’élevage français. Tous les éleveurs sont concernés, pris en étau entre des charges qui s’envolent et des prix d’achat qui stagnent ou régressent. Sous peine de voir disparaître une partie des agriculteurs français, les prix de toutes les productions issues de l’élevage (viandes blanches et rouges, produits laitiers et dérivés…) doivent augmenter.

Des négociations en cours
Au-delà des déclarations officielles, la profession agricole demande des actes. Christiane Lambert, Vice-présidente de la FNSEA, s’interroge sur le « double langage » des pouvoirs publics qui assurent vouloir défendre les agriculteurs tout en garantissant le pouvoir d’achat des Français. Les négociations entre la grande distribution et leurs fournisseurs sont en cours, et la FNSEA souhaite bien faire entendre la voix des éleveurs auprès des acteurs économiques en présence.

Prix et origine des produits
Fait marquant : la grande distribution et la restauration hors domicile (commerciale et collective) s’approvisionnent majoritairement à l’extérieur des frontières françaises… Pourquoi ne pas privilégier le marché intérieur et la consommation de proximité ? Pour porter ces deux revendications de prix et de mention d’origine (VPF ou VBF), la FNSEA mène des actions syndicales auprès des différents responsables de la grande distribution et de la restauration hors domicile. La mention de l’origine de la viande doit se généraliser pour permettre aux concitoyens français de consommer des produits frais ou transformés, issus d’animaux élevés selon les standards de qualité et de traçabilité appliqués en France.
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janvier 17, 2011

Rapport Chalmin : ne pas confondre « vitesse et précipitation »

Dans un courrier adressé le 10 janvier dernier à Bruno Le Maire, Ministre de l’Agriculture, le nouveau président de la FNSEA, Xavier Beulin, ne cache pas sa déception face aux conclusions de l’Observatoire des prix et des marges, au sujet de la viande bovine.

Le syndicat souligne que « la profession agricole attendait beaucoup des travaux initiés sur la viande bovine dans un contexte où les éleveurs traversent une crise sans précédent ». Déception d’autant plus grande que la méthode employée s’est faite au mépris des partenaires, « confondant vitesse et précipitation » en présentant officiellement un rapport qui n’est que préliminaire : « nous regrettons une communication hâtive du rapport […] avant même que l’Observatoire des Prix et de Marges n’ait été réuni pour débattre des premières conclusions ».

Par ailleurs, la FNSEA s’interroge sur la pertinence des résultats de l’Observatoire qui se contente de mesurer une marge agrégée, c'est-à-dire celle de l’industrie et la distribution réunies, sans distinguer ce qui relève de chacun des maillons de la filière.

La FNSEA comme Philippe Chalmin reconnaissent qu’il y a un travail « structurel » à faire sur la filière bovine pour améliorer sa compétitivité et son organisation, « afin que les éleveurs ne demeurent pas une simple variable d’ajustement ». Mais poursuit Xavier Beulin « les efforts à entreprendre ne sauraient occulter le débat sur les charges et les distorsions de concurrence nées des contraintes sociales, environnementales et sanitaires, ou encore sur les négociations en cours à l’OMC ou au Mercosur qui risquent de casser définitivement notre élevage français ».

« La FNSEA est soucieuse de l’accessibilité de l’ensemble des Français à une alimentation sûre, saine et de qualité, mais celle-ci a un prix, un juste prix sur lequel il serait temps de trouver un consensus national », conclut dans son courrier le Président de la FNSEA.
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décembre 17, 2010

Xavier Beulin à la tête de la FNSEA

Elu hier à la Présidence de la FNSEA par les membres du Conseil d'Administration, Xavier Beulin, céréalier du Loiret, succède à Jean-Michel Lemétayer.

Partie prenante du bureau de la FNSEA depuis 2005, en qualité de vice-président, il était en charge des dossiers internationaux. Son élection marque un tournant : c'est la première fois qu'un céréalier accède à la présidence du premier syndicat agricole français.

"Redresser la compétitivité de l'agriculture française"
Avec un sens affûté de l'économie et une intelligence de terrain, Xavier Beulin fait des objectifs suivants une priorité pour la profession agricole face à l'ouverture des marchés :
- Gagner en compétitivité
- Reconquérir la juste part de valeur ajoutée
- Favoriser l'investissement et la modernisation des exploitations agricoles

"Nous ne pouvons plus accepter de n’être considérés que comme de vulgaires fournisseurs de matières premières et des variables d’ajustement en terme de prix", insiste Xavier Beulin.

Une équipe
En attendant la confirmation des mandats lors du prochain Congrès de la FNSEA en mars, l'équipe dirigeante aux côtés de Xavier Beulin se présente comme suit :
- Dominique Barrau : secrétaire général et numéro 2 de la FNSEA
- Jean-Bernard Bernard : secrétaire général adjoint
- Christiane Lambert : 1ère vice-présidente

En savoir plus
Xavier Beulin est agriculteur en société près d’Orléans dans le Loiret sur une exploitation de céréales et d’oléoprotéagineux. Agé de 52 ans, il exerce de nombreuses responsabilités dans les structures professionnelles et l’agroalimentaire. Avant son élection à la FNSEA, Xavier Beulin a annoncé qu’il renoncerait à la plupart de ses responsabilités, à l’exception de Sofiproteol. Un exemple selon lui "pour mettre en œuvre, avec d’autres partenaires, nos ambitions".

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décembre 06, 2010

Jean-Michel Lemétayer à livre ouvert dans « Confidences d’un leader paysan »

Il aura fallu six mois de travail pour faire le bilan des dix années de mandat de Jean-Michel Lemétayer à la tête du premier syndicat agricole.
Ce recueil d’entretiens entre le leader syndicaliste et le journaliste Thiébault Dromard dresse un portrait de l'homme public conjugué à une approche intimiste : vision de l’agriculture dans la société, engagement syndical, anecdotes personnelles... Loin des tabous et de la langue de bois, le patron de la FNSEA se livre à cœur ouvert…


3 questions à Thiébault Dromard
Journaliste à l'hebdomadaire Challenges et auteur du livre "Confidences d'un leader paysan"


1. Qu'est-ce qui vous a incité à écrire sur Jean-Michel Lemétayer, président de la FNSEA ?
Thiébault Dromard. -
C'est une idée de l'éditeur, Bertrand Gobin, qui connaissait bien Jean-Michel Lemétayer et qui m'a proposé de le faire. En tant qu'ancien journaliste au Figaro pour la rubrique agricole, j'avoue que ce projet m'a plu d'emblée ; il me paraissait d'actualité et en phase avec la fin du mandat de Jean-Michel Lemétayer à la présidence de la FNSEA. C'était l'occasion idéale de faire un bilan avec lui et d'approfondir certaines questions de société toujours restées en suspens. Je pense à l'Europe, aux OGM, au bio... A travers un recueil d'entretiens organisés par thème et enrichis d'éclairages sur des questions techniques mais accessibles, cet ouvrage apporte des éléments de compréhension sur les enjeux agricoles.


2. Comment se sont déroulées vos rencontres ? Qu'avez-vous découvert ?
T. B. - Nous nous sommes rencontrés une douzaine de fois, de mai à novembre. La relation de confiance a mis du temps à démarrer, mais un autre climat, plus propice aux échanges et aux confidences, s'est installé entre nous cet été, lors de ma visite chez lui en Bretagne. Souvent pris dans le feu de l'action, entre Matignon, l'Elysée et les bureaux de la FNSEA , Jean-Michel Lemétayer n'a pour autant manqué aucun de nos rendez-vous. Toutes les questions, mêmes les plus polémiques, compliquées et personnelles ont été abordées pendant nos entrevues. Pas de sujet tabou ni de langue de bois. J'ai découvert un homme "pudique" certes, mais passionné.

3. Qu'attendez-vous de la publication de cet ouvrage ?
T. B. -
J'espère que les lecteurs découvriront un portrait plus intime de Jean-Michel Lemétayer et une vision plus juste de l'agriculture, loin des clichés habituels. Le public visé ? Toute personne qui s'intéresse de près ou de loin à l'agriculture. On peut être très " urbain " et montrer un intérêt pour ce monde-là. Les agriculteurs y trouveront également leur compte, car le livre aborde toutes les questions majeures de leur profession.

Pour en savoir plus :

"Confidences d'un leader paysan"

200 pages / 18 euros

Editions Bertrand Gobin

9 rue Mme du Campfranc - 35000 Rennes

Disponible en librairie ou par correspondance sur le site : http://www.bertrandgobin.com/

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novembre 25, 2010

Un nouveau carburant pour les agriculteurs ?

Les agriculteurs seront prochainement dans l’obligation d’utiliser un nouveau carburant en remplacement du fuel ordinaire domestique (FOD). Un arrêté est en préparation pour prévoir la mise en œuvre du gazole non routier.

Définies dans la directive 2009/30/CE, ces nouvelles mesures sont prévues par l’Union européenne pour répondre aux exigences environnementales, notamment au regard des émissions de gaz à effet de serre.
A partir du 1er janvier prochain, les gazoles utilisés pour les engins agricoles devront avoir une faible teneur en souffre (< à 10 mg/kg), équivalant au diesel routier utilisé pour les voitures et les camions, mais avec l’ajout d’un colorant marqueur pour défiscalisation en vue d’une utilisation spécifique agricole.

Quelles conséquences pour les agriculteurs ?
Les spécifications de ce nouveau carburant, qui sont alignées sur celles du gazole routier, vont entraîner des contraintes non négligeables pour les exploitants :
- La gestion de deux carburants différents
- L’entretien des cuves (nettoyage, stockage, etc.)
- L’acquisition de nouveaux équipements (logistique, etc.)

La FNSEA reste vigilante
Dans un récent courrier adressé au Premier Ministre, la FNSEA a fait part de ses inquiétudes face aux contraintes qui risquent de peser sur les exploitants agricoles. « Nous déplorons l’absence d’information officielle aussi bien sur le plan réglementaire que sur le plan technique », écrit Jean-Michel Lemétayer, Président de la FNSEA. De plus, le syndicat souhaite une période de transition suffisamment longue pour tous les engins agricoles, et pas seulement les tracteurs. Ce délai devrait permettre aux agriculteurs de s’équiper correctement tout en évitant une flambée des tarifs des fournisseurs. La FNSEA demande à ce que le gazole non routier pour les engins agricoles bénéficie de la même réduction de TIC que celle accordée les années précédents au FOD…


Retrouvez des infos complémentaires sur le site de la FNSEA
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